« Les fantômes de la vie.. » 2

Les fantômes de la vie… : quatre versions Lecture d’ensemble Cette série en quatre variations est construite sur un dispositif récurrent : des visages-masques frontaux, presque des crânes, flottant dans un champ de graffitis calligraphiés. Le texte (« SAM », « ARTSOURD », « GLADIATEUR ») sert à la fois de fond, de rythme et de signature. La répétition obsessionnelle du nom transforme l’autoportrait en incantation. Le titre fait écho à cette idée : les visages sont des apparitions, des présences spectrales de soi et des autres. Les quatre versions • V1 : gris​/​bleu glacier. La plus dense et la plus tendue. Deux visages aux contours dorés, l’un figé, l’autre grimaçant, sous une couche d’écriture blanche presque effacée. Le registre est celui de la mémoire qui s’estompe. • V2 : bleu ciel. La plus lumineuse et la plus lisible. Les masques sombres, quasi tribaux, se détachent nettement. Les lettres sombres dominent le fond clair, et le tracé devient affirmation. Elle fonctionne comme l’ouverture de la série. • V3 : turquoise​/​rose poudré. La plus picturale, avec des chairs pâles, des dentitions quadrillées et des traits de pastel gras. Le duo « vivant​/​spectre » y est le plus évident, l’un des visages semblant déjà squelettique. • V4 : noir​/​rose​/​bleu. La plus sombre et la plus abstraite. Trois têtes se dissolvent dans des aplats noirs, et l’écriture s’efface dans la matière. C’est le point d’aboutissement, où l’identité se délite. Points forts • La cohérence du langage : vocabulaire gestuel, palette et typographie sont identifiables d’une toile à l’autre. • L’économie de moyens : l’énergie vient de la spontanéité du geste et de la superposition des couches (acrylique, pastel gras, repentirs visibles). • Le jeu sur la lisibilité : le texte oscille entre lecture et pure texture. • Le dialogue entre les versions, qui fonctionne comme un cycle : de la clarté (V2) vers la dissolution (V4). Regard critique Le vocabulaire (masques, dentures grillagées, texte biffé, couronnes) s’inscrit clairement dans la filiation néo-expressionniste et graffiti des années 80. Pour s’imposer sur la scène contemporaine, l’enjeu sera d’affirmer ce qui est propre à Sam Keusseyan : la dimension Artsourd (le rapport au silence, à la surdité, à l’écriture comme voix) et le titre « fantômes de la vie » gagneraient à être poussés plus loin, par exemple par une typographie, un geste ou un motif qui n’appartiennent qu’à lui. C’est là que la série passerait de l’hommage stylistique à une signature. Eve Brice, expert en art contemporain.

Détails

  • Type de vendeur Particulier

Nom de l'artiste

Sam KEUSSEYAN - Gladiateur

Types d'oeuvre (choix multiples)

  • Oeuvre originale
  • Peinture

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480,00 €